Les coteaux de Valhermeil

Au début du XXe siècle, la commune d’Auvers-sur-Oise s’étale sur plusieurs kilomètres, la plupart coincés entre la rivière et des coteaux d’où ont été extraites pendant quelques décennies, les pierres qui ont servi à la construction du Paris du baron Haussmann. Au fil de l’Oise, les hameaux se succèdent : Butry, Cordeville, le bourg d’Auvers, Chaponval et à la limite de Pontoise, Valhermeil.

Sous la monarchie de juillet, le nom de Auvers a été modifié par une ordonnance du 25 mai 1843, pour devenir Auvers-sur-Oise. Le territoire de la commune a été modifié un siècle plus tard, lorsque que le hameau de Butry est devenu indépendant le 31 juillet 1948.

En 1900, c’est une route en terre qui relie tous ces hameaux, sur près de dix kilomètres. Valhermeil est le hameau le plus éloigné du centre bourg mais à la différence de Butry, il ne manifeste aucune volonté d’indépendance et fait encore aujourd’hui partie de la commune d’Auvers-sur-Oise (lire aussi : https://butryplage.com/2022/03/18/independance/).

A l’époque, Valhermeil est un lieu paisible, avec des résidences de villégiature qui se construisent sur les coteaux ensoleillés. Des fermes subsistent dans la vallée en direction du plateau du Vexin, le long de la rue des Roches et de la rue du Valhermeil.

Sous l’impulsion du peintre Camille Pissarro, qui vit à Pontoise de 1866 à 1884, de nombreux artistes viennent peindre sur les bords de l’Oise. La lumière y est réputée pour sa douceur et l’accès aux berges est aisé car les habitations en bord de rivière sont encore rares.

Laisser un commentaire